Un Mercure bien situé… mais manifestement sous une météo très orageuse. À notre arrivée, le réceptionniste nous explique avec un sérieux quasi militaire qu'il est impératif de respecter le numéro de notre place de parking. Le message est passé : ici, le stationnement est une affaire d'État. Le lendemain matin, surprise ! Une minuscule voiture blanche trône fièrement… sur notre place. Premier croisement avec la directrice : regard rivé au sol, visage fermé, pas un bonjour, pas un sourire. On s'est demandé si nous étions devenus invisibles ou si nous venions d'entrer dans un concours de mauvaise humeur. Deuxième rencontre, au bar cette fois. Nous assistons à une scène digne d'une comédie : le serveur, très aimablement, s'excuse de ne plus avoir de cacahuètes à proposer à l'apéritif. Erreur fatale ! Le pauvre homme se fait sermonner publiquement par Madame la Directrice, devant les clients médusés. Nous ignorions qu'une pénurie de cacahuètes pouvait déclencher une crise diplomatique. À partir de ce moment-là, nous développions presque un réflexe de survie : vérifier discrètement que la directrice n'était pas dans les environs avant de traverser le hall. Et puis vient le grand final, le feu d'artifice, le bouquet : la mystérieuse petite voiture blanche qui occupait notre place de parking depuis le début... appartenait à la directrice elle-même ! Autrement dit : les clients doivent respecter les règles... sauf la personne qui les impose. Avant d'écrire cet avis, nous avons préféré signaler la situation au groupe Accor, pensant qu'un tel comportement méritait au moins une réaction. Réponse obtenue ? Un silence absolu. Visiblement, le service client pratique aussi l'art de l'invisibilité. Au final, cette directrice réussit un exploit peu commun : réprimander son personnel devant les clients, accueillir ces derniers avec la chaleur d'une porte de prison et, pour couronner le tout, s'approprier leur place de parking. La morale de l'histoire ? Les clients passent, les directrices restent… jusqu'au jour où les clients passent définitivement leur chemin.